Les lesbiennes sont-elles des femmes ?

On m’a demandé à plusieurs reprises ce que je pensais de l’identité de genre chez les lesbiennes : est-ce qu’elles sont des femmes ? Est-ce qu’elles sont cis ? Cette question m’a été posée en référence à une célèbre citation de Monique Wittig qui avait affirmé « les lesbiennes ne sont pas des femmes » et ce car le concept de femme n’aurait de sens que dans un régime hétérosexuel auquel les lesbiennes se soustraient. Il y a plein de gens qui y ont réfléchi avant moi et je ne vais sûrement pas inventer l’eau chaude dans cet article, mais puisqu’on me demande mon avis, voici mes trois cents sur la question et ce sera aussi l’occasion faire une synthèse qui se veut accessible de tout ce que j’ai pu lire. Cela constitue beaucoup de travail, aussi si vous avez la possibilité, vous pouvez me soutenir sur tipeee à partir de 1€ en suivant ce lien.

 

 

Tout d’abord, il faut faire attention à ne pas extraire « les lesbiennes ne sont pas des femmes » de son contexte d’analyse, sans quoi cela devient une affirmation qui semble absolutiste. Je vais donc essayer de résumer ce que je sais des idées de Wittig. Elle conceptualise le genre comme un construit social qui opère au sein d’un « contrat hétérosexuel ». La femme est alors définie en relation à l’homme qui l’opprime à divers niveau : politique, économique, domestique, etc. Les lesbiennes brisent de fait ce contrat hétérosexuel. Ce qui nous amène à la fameuse citation « il serait impropre de dire que les lesbiennes vivent, s’associent, font l’amour avec des femmes car « femme » n’a de sens que dans les systèmes de pensée et les systèmes économiques hétérosexuels. Les lesbiennes ne sont pas des femmes. » suivie d’un PS : « N’est pas davantage une femme d’ailleurs toute femme qui n’est pas dans la dépendance personnelle d’un homme ». (Wittig, 1980). Pour elle, les lesbiennes ne sont donc pas des femmes, mais pas des hommes non plus. Elles sont lesbiennes. D’après la note en PS, j’imagine donc que sa théorie s’applique aux femmes aromantiques, asexuelles et bisexuelles qui ne sont pas en relation avec un homme.

 

Néanmoins, je pense que l’orientation n’est pas le seul critère qui fait que l’on est, ou pas, dans la « dépendance personnelle d’un homme ». Les lesbiennes, bien qu’elles n’aient pas la charge d’un partenaire masculin, peuvent tout de même avoir un père, un frère, un patron, etc. sexiste qui les affecte. Par ailleurs, le patriarcat ne s’exprime pas uniquement à travers les relations interpersonnelles mais aussi à travers des questions économiques, politiques, médiatiques, etc. qui touchent aussi les lesbiennes, voire les touchent encore plus du fait de la double oppression qu’elle subissent (sexisme*homophobie = lesbophobie). C’est d’ailleurs aussi pour cette raison que les hommes gays peuvent aussi se montrer sexistes. L’argument de Wittig ne me semble donc pas formulé de manière très robuste. Même si l’analyse d’un gain de liberté dans les relations intimes en tant que lesbienne qui n’a pas affaire à un partenaire masculin est juste et très intéressante, cela ne me semble pas être un critère suffisant pour disqualifier les lesbiennes en tant que femmes.

 

En revanche, Wittig avance une idée qui me paraît juste : celle que le modèle hétérosexuel est pour la société normative le « bon modèle » de la femme. Autrement dit, les lesbiennes ne s’inscrivent pas dans ce modèle de la femme, elles en sont exclues de facto. Wittig en conclut donc qu’elles ne sont pas des femmes. Mais est-ce que être exclue du modèle dominant de la femme implique nécessairement qu’on n’est pas une femme ? Pour moi, non. Comme le souligne Ashley Allan dans son article « socialization arguments are transmisogyny », la féminité partagée [shared girlhood] est un mythe (et ici le mot féminité signifie le fait d’être une femme –womanhood-, il ne désigne pas l’expression de genre –feminity-). Ce fait a été déjà exprimé par les femmes racisées et les femmes trans. Les vécus de femmes ne forment pas monolithe universel, et c’est pour cela que les femmes trans peuvent être de vraies femmes malgré un vécu qui diffère en partie de celui des femmes cis. Ainsi, ne pas correspondre au modèle dominant de la femme n’empêche pas les lesbiennes d’être des femmes.

Jacob Hale avance d’ailleurs l’idée que la conception de ce qui fait la femme par Wittig est simpliste. Dans « Are lesbians women ? » (1996), il présente une liste de 13 critères (possiblement non-exhaustifs) qui participent à la notion de femme dans la culture occidentale. Tous les critères n’ont pas le même poids pour la société ou pour un individu donné. Satisfaire tous ces critères n’est donc pas nécessaire pour être une femme, de même que ne pas satisfaire un ou plusieurs critères n’exclue pas nécessairement quelqu’un de la notion de femme. Ainsi, les femmes trans ayant pourtant un chromosome Y n’en sont pas moins des femmes selon Hale, car le critère de l’identité de genre est alors celui qui prend le plus de poids. Voici ces 13 critères :

  1. L’absence d’un pénis – c’est le critère qui a le plus de poids pour l’assignation d’un genre à la naissance.
  2. La présence d’une poitrine – c’est le critère qui tend à avoir le plus de poids pour supposer le genre d’une personne adulte habillée.
  3. La présence d’organes reproducteurs qui permettent une grossesse.
  4. La présence des bons taux hormonaux tels que décidés par la médecine.
  5. La présence des chromosomes XX et l’absence d’un chromosome Y.
  6. Avoir une identité de genre femme – c’est un critère qui a le moins de poids dans notre société cissexiste mais qui a beaucoup de poids dans les vécus trans.
  7. Avoir un travail considéré acceptable pour une femme.
  8. Avoir des loisirs considérés acceptables pour une femme.
  9. S’engager à un moment dans sa vie dans une relation sexuelle/affective avec un homme hétérosexuel – et c’est le seul critère retenu par Wittig pour définir une femme parmi les 13, ce qui ne semble pas suffisant à Hale.
  10. Avoir une expression de genre féminine, de façon non ambiguë et continue (vêtements, maquillage, etc.)
  11. Avoir un langage non verbal féminin, de façon non ambiguë et continue (gestes, façon de parler, etc.)
  12. Exprimer un genre féminin à travers le langage et les écrits, de façon non ambiguë et continue (parler au féminin, avoir un état civil féminin, parler de son enfance en tant que fille, etc.)
  13. Avoir un vécu consistant avec l’identité de femme telle que produite par les critères 10 à 12 et ce depuis l’enfance.

 

Le critère 6 m’intéresse un peu plus que les autres, parce qu’il y a des lesbiennes qui ont une identité de genre femme et qui la revendique. Dès lors, dire « les lesbiennes ne sont pas des femmes » est faux, ou n’est en tout cas pas généralisable à l’ensemble des lesbiennes. Il serait irrespectueux envers les lesbiennes qui s’identifient comme femme de leur dire qu’elles ne le sont pas. Je suis pour l’auto-détermination de son propre genre, et cela inclut les lesbiennes. Ca serait aussi indécent de dire aux femmes trans lesbiennes qu’elles ne sont pas des femmes parce qu’elles sont lesbiennes – et ça arrive car les personnes trans non-hétéro subissent à la fois la transphobie et l’homophobie (voir Riley J. Dennis « the trans lesbian paradox » et « Why it took me so long to realize that I’m a trans lesbian »).

 

Il est tout de même important d’accorder à Wittig que, oui, il y a des lesbiennes qui ne se sentent pas femmes. Cela peut avoir plusieurs origines. Il y a des personnes qui sont des lesbiennes non-binaires et cela peut vouloir dire plusieurs choses (liste non-exhaustive) :

  • une personne non-binaire qui est attirée par les femmes et utilise le terme lesbienne par facilité, car bien que le terme féminamorique existe, il est beaucoup moins connu ;
  • une personne non-binaire dont l’identité de genre est partiellement féminine et qui est attirée par les femmes et utilise le terme lesbienne car c’est le plus proche de son expérience même si elle n’est pas 100% femme.

Par exemple, Ruby Rose est fluide dans le genre et lesbienne. On peut aussi citer Riley J. Dennis qui est une femme trans non-binaire et lesbienne. Un phénomène similaire existe dans « l’autre sens » : Roly est fluide dans le genre et gay. Iel explique que c’est parce que gay est le terme le plus efficace pour communiquer qu’iel est attiré-e par les hommes et les personnes masculines.

Il y a aussi des personnes lesbiennes, qui sans s’identifier non-binaire lesbienne, ne se sentent pas femme. Le fait d’être marginalisée et de ne pas correspondre au modèle dominant de la femme en tant que lesbienne peut participer chez certains individus à développer une identité de genre autre que femme. Il y a donc effectivement des lesbiennes qui se désidentifient du concept de femme parce qu’elles sont lesbiennes. Ce phénomène n’est pas exclusif aux lesbiennes et on peut l’observer dans diverses communautés marginalisées. Par exemple, les modèles dominants de la femme et de l’homme sont neurotypiques, ce qui conduit un certain nombre de personnes neuroatypiques à développer une identité de genre autre que celle qui leur a été assignée à la naissance. Autre exemple, des personnes aromantiques ont récemment créé le terme « arogenre », ce qui signifie que son identité de genre a été influencé par le fait d’être aromantique. Le phénomène me semble similaire en tout point à celui qui concerne les lesbiennes, puisque les aromantiques ne rentrent pas non plus dans le modèle dominant de la femme n’étant pas hétérosexuel-les. Je cite aro-soulmate-projet sur l’arogenre : « être aromantique fait que je me sens moins capable de m’identifier aux autres femmes et de m’identifier avec le fait d’être une femme. Je ne dis pas que toutes les femmes aro sont « moins femmes » en vertu d’être aro. Je dis que c’est mon expérience personnelle avec le genre et la non-conformité de genre dans une société qui lie spécifiquement mon genre et ma valeur à des idéaux hétéronormatifs et amatonormatifs auxquels je ne pourrai jamais correspondre. »

Je pense que la tendance à se désidentifier de son genre assigné est d’autant plus forte dans une communauté qu’elle est marginalisée. Ainsi, j’avance l’idée que le rapport des lesbiennes à leur identité de genre n’est pas le même aujourd’hui que dans les années 80 et ne sera pas le même non plus dans 40 ans. Cela dépend aussi du contexte particulier de la personne : dans quelle milieu évolue-t-elle ? Dans quel pays vit-elle ? A-t-elle un entourage très ouvert ou au contraire très homophobe ? Etc. Enfin, cela dépend de la personne elle-même, chaque personne ayant une réponse propre à la socialisation (voir « J’ai été socialisé comme non-binaire (socialisation et transidentité) »).

On peut aussi se dire que certaines lesbiennes il y a quelques décennies se seraient identifiées trans et/ou non-binaires aujourd’hui car le vocabulaire et le contexte n’était alors pas le même à l’époque.

 

Vous voyez où je veux en venir : il y a tellement de facteurs à prendre en compte que faire des généralités sur l’ensemble des lesbiennes me parait tout simplement impossible. Il existe une grande diversité de profils, et même des « sous-communautés » au sein des lesbiennes : les butchs, les fems, les lipsticks, etc. D’ailleurs, Jessica Kellgren-Fozard déboute sûrement à elle toute seule les arguments généralistes de Wittig : elle s’identifie comme étant une lesbienne « high femme » (très féminine) et explique « je m’identifie comme une femme (…) je me sens vraiment très très 100% femme tout le temps au point que, évidemment, je suis lesbienne ! » (comprendre : elle aime tellement être une femme et les femmes qu’elle est lesbienne, donc pour elle son identité lesbienne repose lourdement sur son identité de femme).

Au contraire, il existe aussi des lesbiennes butch qui se revendiquent comme femme et aiment étendre ce que veut dire être une femme en terme d’orientation et d’expression de genre. Oui, car la notion de femme n’est pas fixe dans le temps. Elle peut évoluer.

Dans son analyse de la théorie de Wittig, « A brief analysis of Monique Wittig’s claim ‘lesbian are not women’ », Amber Zhu Wenqian affirme que « dans la déclaration de Wittig qui dit que les lesbiennes ne sont pas des femmes, toutes les lesbiennes sont exclues de la féminité et du fait d’être une femme telle que valorisé par le patriarcat et l’hétérosexualité, ce qui marginalise celle qui veulent embrasser à la fois leur identité de lesbienne et de femme. En conséquence, le discours de Wittig tend à être une autre forme de construction essentialiste et exclusive de l’identité lesbienne, et est donc une fois de plus piégée dans le mode de pensée binaire de l’hétérosexualité. »

 

A présent, revenons un instant à l’idée de base selon laquelle être exclue du modèle hétérosexuel de la femme aurait nécessairement pour conséquence d’exclure une personne du fait même d’être une femme, ce que j’ai déjà démontré comme étant erroné. Hale (1996) explique qu’il existe au moins un paradigme positif de la femme (ce que doivent être les femmes dans le patriarcat) et un paradigme négatif de la femme (les « mauvaises femmes » qui ne se conforme pas à l’attendu patriarcal). Le paradigme négatif a pour but de renforcer le paradigme positif en montrant ce qu’il ne faut pas faire et comment « les mauvaises filles » sont punies par le système. Exclure totalement les « mauvaises femmes » du concept de femme n’aurait pas le même impact, car alors les femmes ne se sentiraient pas concernées par les menaces puisque, pour citer directement Hale, « c’est dur pour beaucoup de femmes même celles tentées d’être mauvaises de s’imaginer en dehors de la catégorie femme, et encore moins en dehors des catégories hommes et femmes ». Le paradigme négatif de la femme est alors un élément d’autorégulation d’un système oppressif, tout comme l’est le rejet des hommes qui ne se conforment pas à la masculinité toxique (voir « Analyse du système d’oppression basée sur la notion de sexe »). Ainsi, Hale écrit : « « L’attitude naturelle » selon laquelle il y a exactement deux genres et que le genre de quelqu’un est fixe et déterminé par ses organes génitaux serait sévèrement fragilisée si beaucoup de mauvaises filles cessaient d’être des femmes simplement parce qu’elles sont mauvaises. Maintenir « l’attitude naturelle » requiert qu’il y ait si peu d’exceptions qu’elles puissent clairement se démarquer des « normaux ». Sinon, les exceptions ne pourraient pas être traitées comme des cas pathologiques, des monstres [freaks], des objets de moqueries, ou tout autre aberration ou anormalité considérée comme négative ; l’anomalie généralisée détruirait « l’attitude naturelle ». »

Ainsi, quand on dit aux lesbiennes qu’elles ne sont pas de « vraies femmes » [real women], il est fort probable qu’on ne l’emploie pas au sens premier. « Vrai » prend sûrement ici le sens de « bonne » [good], l’idée étant d’insulter les lesbiennes car elle ne font pas partie de ce que la société juge comme étant une « bonne femme » [good women]. Hale souligne ainsi la polysémie du mot « vrai » [real]. J’ajouterai que lorsqu’on dit aux femmes trans qu’elles ne sont pas de « vraies femmes », vrai est ici employé au sens premier. On leur dit qu’elles ne peuvent pas être des femmes en raison de leur assignation, leur corps, etc. La phrase est la même mais son intention est quelque peu différente.

 

 

Pour conclure sur la question première dont vous connaissez probablement la réponse à ce stade : les lesbiennes sont-elles des femmes ? Et bien, oui et non. Cela dépend de qui il s’agit. Certain-e-s sont des femmes, d’autres non et beaucoup de paramètres entre en compte en plus de l’orientation en tant que telle. Et les lesbiennes sont-elles cis ? Celles qui sont assignées femme à la naissance (afab) et qui sont effectivement des femmes sont, par définition, cisgenres. Malgré le vécu de la lesbophobie, elles sont protégées de la transphobie et jouissent des privilèges cis. Une lesbienne trans subira bien des problèmes qui ne concerneront pas une lesbienne cis par exemple (voir Riley J. Dennis). Et c’est pareil pour une lesbienne butch qui est afab et s’identifie comme femme, car j’ai déjà expliqué la différence entre transphobie et conformisme.

Enfin de compte, Wittig a proposé des idées intéressantes vis-à-vis de la construction de l’identité de genre et du régime hétérosexuel. On peut en revanche regretter un manque de nuance et une trop grande généralisation de ses propos à l’ensemble des lesbiennes.

 

 

Références citées :

Allan, Ashley, Socialization arguments are transmisogyny (2014),

https://ashemcgee.wordpress.com/2014/06/09/socialization-arguments-are-transmisogyny/

Aro-soulmate-project, arogender, 2018,

https://aro-soulmate-project.tumblr.com/post/176495496084/the-arogender-thing-im-sorry-i-dont-wanna-be

Dennis, Riley J., The trans lesbian paradox, 2017, https://www.youtube.com/watch?v=mKi8erNf2YM

Dennis, Riley J., Why it took me so long to realize that I’m a trans lesbian, 2018, https://www.youtube.com/watch?v=yg7A8YPIXeo

Hale, Jacob. « Are Lesbians Women? » Hypatia 11, no. 2 (1996): 94-121. http://www.jstor.org/stable/3810266.

Kellgren-Fozard, Jessica & Hardell, Ash, turning me HIGH FEMME, 2018,

https://www.youtube.com/watch?v=cs9ojS2dp4U

La vie en queer, J’ai été socialisé comme non-binaire (transidentité et socialisation), 2018,

https://lavieenqueer.wordpress.com/2018/06/24/jai-ete-socialise-comme-non-binaire-socialisation-et-transidentite/

La vie en queer, Analyse du système d’oppression basée sur la notion de sexe, 2018,

https://lavieenqueer.wordpress.com/2018/06/24/analyse-du-systeme-doppression-base-sur-la-notion-de-sexe/

La vie en queer, différences entre transphobie et conformisme, 2018,

https://lavieenqueer.wordpress.com/2018/06/02/differences-entre-transphobie-et-conformisme/

Roly, Gay and Genderfluid? My sexuality and gender explained, 2017, https://www.youtube.com/watch?v=PuVrnM7rJqU

Wittig, Monique. « LA PENSÉE STRAIGHT. » Questions Féministes, no. 7 (1980): 45-53. http://www.jstor.org/stable/40619186.

Zhu Wenqian, Amber, A Brief Analysis of Monique Wittig’s Claim “Lesbians Are Not Women”, Mercury – HKU Journal of Undergraduate Humanities: Volume 1 Issue 1

http://www.artsfac.hku.hk/mercury/wp-content/uploads/Amber_Zhu.pdf

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2 commentaires sur “Les lesbiennes sont-elles des femmes ?

  1. Avant de commenter Wittig, ça pourrait être bien de la lire. Parce que là c’est plus un contresens, c’est rouler à 130 sur l’autoroute avec les autres voitures qui t’arrivent dans le pif.

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