Faut-il arrêter de sortir avec des hommes cis ?

Les relations et le couple hétérosexuel sont le lieu de reproduction d’inégalités patriarcales : aujourd’hui encore, les tâches ménagères et l’éducation des enfants reviennent beaucoup plus aux femmes. C’est aussi le lieu de reproduction d’oppression et de violences, puisque les hommes cis sont encore de façon disproportionnée ceux qui causent le plus de violences conjugales, sexuelles…

Partant de là, certaines féministes se sont dit qu’il faudrait arrêter de sortir avec des hommes (cis) pour s’extraire (en partie) du patriarcat (voire même arrêter de fréquenter des hommes tout court sur le plan amical également). On parle même parfois de « lesbianisme politique ».

Alors fausse bonne idée ou vraie mauvaise idée ? 🙃

Si d’un point de vue individuel chacan fait ce qu’iel veut et il est tout à fait légitime de chercher à se protéger soi-même selon ses propres termes, la généralisation de cette idée comme un outil de libération ne marche pas sur de nombreux plans. Sans être exhaustif sur la question, un obstacle majeur est le fait que cette idée tombe comme un château de cartes dès lors qu’on introduit les intersections avec d’autres oppressions ! Considérant que le sexisme n’est pas la seule oppression existant (n’en déplaise aux TERFs – trans exclusionary radical feminists-) :

1° Les femmes peuvent opprimer les hommes dans les relations interpersonnelles, y compris au sein du couple.

Par exemple sur l’axe du racisme : une femme blanche peut opprimer son conjoint racisé. Les femmes blanches qui cherchent des hommes noirs par fétichisme ne manquent pas.

Egalement les femmes valides/neurotypiques peuvent opprimer leur conjoint handicapé/neuroatypique (ajoutons que bien souvent les personnes neuroatypiques ont une relation particulière à la notion de genre et sortent des normes établies, ce qui ajoute de nouveau une couche de complexité, sachant qu’un homme autiste par exemple n’aura pas du tout le même pouvoir au sein du patriarcat qu’un homme valide).

2° Les femmes peuvent s’opprimer entre elles.

Une femme cis peut opprimer sa compagne trans.

Une femme dyadique peut opprimer sa compagne intersexe.

Une femme lesbienne peut opprimer sa compagne bi/ace/aro/…

Une femme blanche peut opprimer sa compagne racisée.

Une femme valide/NT peut opprimer sa compagne handi/NA..

.Une femme peut même en opprimer une autre sur l’axe du sexisme d’ailleurs, vu qu’on est toustes formatés à être sexiste. Ca arrive couramment. Et là je ne parle pas que du couple, mais aussi des amitiés, etc.

J’ajoute qu’en tant que personne non-binaire, j’ai parfois été plus en sécurité avec des hommes cis que des femmes cis, qui pour certaines peuvent avoir tendance à avoir une réaction primaire instinctive « terfique » (même si elles ne le sont pas fondamentalement, c’est dans les peurs irrationnelles instinctives que vont justement taper les TERFs pour recruter). Il y a des hommes m’ont bien genré à la seconde de mon CO et ne m’ont jamais mégenré. Et en face, il y a des femmes qui ont eu des réactions de méfiance, comme si j’étais un traitre, etc. (idéologie TERF justement).

Bref, selon les situations, une femme ou une personne trans n’est pas toujours plus en sécurité avec une femme comparé à un homme. Ca ne marcherait que dans un contexte parfaitement cis blanc binaire où le handicap n’existe pas en somme.

Conclusion : on ne peut pas binariser « les femmes vs les hommes » de façon aussi simpliste à mon sens.

14 commentaires sur “Faut-il arrêter de sortir avec des hommes cis ?

  1. Salut. Le fait de ne plus vouloir côtoyer d’hommes cis parce qu’ils sont forcément oppressifs, c’est un peu de l’essentialisme, non ?

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  2. Un charabia d’une ineptie rare, supputé faire office de « réflexion », mais qui n’est que prosélytisme LGBTQQIIAA++monculmesdroitsmoijemoijemoije.
    Quand l’indigence « intellectuelle » – osons le terme… – ne dépasse pas un narcissisme pathologique exclusivement basé sur l’usage du cul…

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  3. Merci pour cet article, ça me confirme l’idée que j’avais du lesbianisme politique: des élucubrations basées sur aucune réalité sociologique.

    Je trouvais déjà malaisant qu’il fasse le jeu du « boys will be boys », du victim blaming, des thérapies de conversion, de la fétichisation du lesbianisme et du lesbianisme tel que fantasmé par les réacs, je n’avais même pas pensé qu’il pouvait aussi être toxique pour les raisons exposées dans cet article

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  4. Rien à dire sur l’article car c’est assez vide,néanmoins je note que pour vous un autiste n’est pas une personne valide… Ce qui est faux. Et de surcroît qu’un autiste ne pourrait pas être un connard comme un autre,ce qui est encore faux.
    Seule votre conclusion approche de la vérité, on peut être un connard ou une connasse, peut importe que l’on soit homme, femme, autre, blanc, noir, jaune, vert, petit, gros, avec un sens en moins ou en plus, avec ou sans jambe/bras, riche, pauvre, éduqué ou non etc etc.

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    1. L’autisme est un handicap donc les autistes ne sont pas valides. C’est pas plus profond que ça.
      Bien sur les autistes peuvent aussi être oppressifves sur certains axes. Mais sont plus susceptibles de souffrir de violences…

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  5. @Stopimposture

    J’essaye aussi de comprendre où vous voyez du prosélytisme, mais votre réponse ne m’aide pas beaucoup. Et accessoirement, le sarcasme n’aide pas à avoir de la crédibilité.

    « Que vous le veuillez ou non, vous vendez – le terme est idoine, et s’impose – des articles (…) en vue d’élargir une clientèle (…) ne vivant QUE par l’usage de son cul. »

    Un peu de sérieux, voyons, QUI aurait envie de devenir gay à la simple lecture d’articles parlant du sujet ? Alors que justement ces mêmes articles inciteraient plutôt à espérer ne pas en être un ? Et quel intérêt aurait-elle à transformer tout le monde en gay ?

    Quand à son cul, si ce qu’elle en fait potentiellement vous dégoûte, pourquoi vous y intéresser ? En quoi ça vous regarde, ce qu’elle fait dans son intimité ?

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    1. Apprenez à lire : cela vous éviterait de vous branler sur des propos que je ne tiens pas.

      Si vous étiez moins indigent, vous comprendriez ce qu’est le prosélytisme.

      Quant à l’usage intime du fion, force est de constater que les dégénérés LGBTQIIAA++monculmesdroitsmoijemoijemoije ne vivent et n’existent QUE par ce dernier, constamment exhibé comme un label (« je suis gay », « je suis trans », »je suis vaginéemaisavecunpénisnonféminin ! »…

      Vous faites chier le monde avec vos vagineries et anusseries.

      Vivement qu’on en finisse de vos déviances narcissonombrislistes pathologiques.

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      1. Un autre truc que j’ai du mal à comprendre: pourquoi vous imposez-vous de regarder des contenus qui vous renvoient à des pratiques sexuelles qui vous dégoûtent (qui plus est dans un article qui ne parle que de relations sentimentales) ? Moi, quand un contenu ne me plaît pas, je passe mon chemin, et puis voilà. Je vous conseillerais de faire pareil, ça vous évitera un infarctus précoce.

        Au passage, les hétéros parlent bien plus souvent de cul que les « LGBTQIIAA++monculmesdroitsmoijemoijemoije », comme vous dites, et ça dérange jamais personne, ce qui m’amène à penser que l’aspect sexuel n’est qu’un alibi plutôt que la vraie raison de votre colère.

        Ah oui, et dernier truc: parmi les gens auxquels vous reprochez d’être obsédés du cul, il y a…les asexuels, qui par définition sont justement rebutés par tout ce qui est sexuel.

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  6. Je vous assure, j’essaye vraiment de faire un effort de compréhension sur ce qui fait que vous pensez ce que vous pensez, mais pour le coup, je reste vraiment sur ma faim, et c’est très frustrant.

    « Démontrez moi que non ». OK, montrez moi dans cet article où l’autrice essaye de convaincre son lectorat de s’enculer à tire-larigot. Pour le coup, je ne suis pas sûr que ce soit moi qui doive apprendre à lire.

    Puisqu’on parle de mauvaise foi, avez-vous déjà été à une pride ? Moi oui, et je n’y ai jamais vu qui que ce soit « s’enculer devant des enfants ».

    Pour les asexuels, non, ce n’est pas HS, vu que c’est la signification du A qui se trouve après la lettre I de LGBTQIA.

    Et enfin, vous semblez penser que les lgbtqia ne font que manger, dormir et s’enculer. Au risque de casser un mythe, l’essentiel de ma vie ces dernières semaines n’implique absolument rien de sexuel, de près ou de loin.

    Vous me reprochez de ne pas argumenter, mais à ma décharge, vous ne faites pas non plus beaucoup d’efforts pour élever le niveau de la conversation. Ce sera mon dernier commentaire ici, vous n’avez visiblement aucun recul sur vous même et êtes enfermé dans vos projections mentales.

    Allez, bye !

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